France: Fassari Sagna, un jeune sénégalais de 16 ans poignardé à mort à Paris

France: Fassari Sagna, un jeune sénégalais de 16 ans poignardé à mort à Paris

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La liste des sénégalais tués à l’étranger s’est encore allongée. Ce week end, un jeune de 16 ans a été poignardé à mort dans la capitale française.

C’est un gamin de 16 ans qui vient de mourir d’une mort cruelle et atroce. Lynché par un groupe de jeunes adolescents, Fassari Sagna a été poignardé de plusieurs coups de couteux et abandonné sur l’asphalte, dans la rue Magenta à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Résidant aux Quatre chemins à Aubervilliers, Fassari avait quitté la maison familiale aux environs de 22 heures le samedi pour marcher un peu. Et à peine a t-il traversé la rue qui sépare Aubervilliers de Pantin qu’il a été encerclé par un groupe de jeunes venu de la Courneuve et décidé de «se faire un habitant de Aubervilliers».

A l’origine de cette expédition punitive se trouve un vieux contentieux opposant des jeunes de la Courneuve à un habitant de la cité 45, d’Aubervilliers, près de la Porte de La Villette: Il y’a plusieurs semaines, un jeune de la Courneuve était venu dans le quartier avec une moto bruyant qu’il faisait vrombir. Dégouté par ce tapage nocturne, un habitant d’Aubervilliers aurait giflé le motard récalcitrant qui refusait de quitter le quartier.

N’ayant pas supporté «cette correction», le motard est rentré dans son quartier pour en parler à «ses copains» et préparer, avec eux, une mission punitive. C’est ce commando composé de jeunes qui auraient entre 18 et 20 ans qui serait descendu pour exécuter la mission punitive. «Fassari n’avait rien à voir avec la délinquance, il s’est retrouvé au mauvais endroit, au moment», reconnaît-t-on à la mairie d’Aubervilliers.

Délégué Alliance Police Nationale, Grégory Goupil, a affirmé aux journalistes que « la victime n’était pas connue des services de police, si ce n’est qu’il a été contrôlé, une fois, pour un défaut de permis de conduire ». Dans cette nuit glaciale, « à l’arrivée des policiers« , qui ont été prévenus par des riverains peu après minuit, la victime « gisait dans son sang sur le trottoir », touchée au dos, visage et thorax. Les pompiers ne sont pas parvenus à le réanimer, ont ajouté la famille.

A peine avaient–ils fini de commettre cet acte, les agresseurs –meurtriers- sont allés dans leurs quartier revendiquer leur acte sur internet, fanfaronnant avoir vengé la gifle. «Ils ne savaient pas qu’ils venaient de tuer un être humain, c’est un acte grave qui montre que l’expédition bien a été préméditée et signée», soutien-t-on à Aubervilliers.

Bien que meurtrie par ce drame épouvantable, la famille qui a informé les autorités sénégalaise est restée digne, préférant laisser la justice faire son travail. «Nous ne sommes dans aucune envie de vengeance et de règlements de comptes. D’ailleurs, nous l’avons clairement fait savoir aux amis de Fassari et leurs ainés du quartier sont dans le même esprit d’apaisement pour éviter d’instaurer un climat de règlement de comptes.» Soutient-on du coté de la famille.

Originaire du Sénégal, les parents de Fassari Sagna sont du Pakao, en haute Casamance. Et ce cadet, d’une petite fratrie, était sans histoires. Orphelin de père, -le papa qui a vécu plus de 40 ans en France est décédé l’année dernière, à Dakar où il était venu en vacances- Fassari Sagna était très attaché au Sénégal.

Et c’est à cette terre qu’il aimait tant que la famille a décidé de le rendre dès que le procureur aura donné l’ordre de le remettre à la famille. En attendant cette autorisation, la famille s’est attachée les services de Me Abdoulaye Tine, avocat au barreau de Paris pour défendre ses intérêts.

Babacar Touré

Auteur: webnews – Webnews

 

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