Le corps d’un migrant africain retrouvé à la frontière franco-italienne
Le corps d’un migrant africain, en état de décomposition avancée, a été retrouvé le 6 novembre dans une gorge sous le pont San Luigi, à quelques mètres de la frontière franco-italienne, selon la presse italienne. L’homme a probablement chuté en tentant de rejoindre la France.
Nouveau drame à la frontière franco-italienne. La dépouille d’un homme originaire d’Afrique a été retrouvée samedi 6 novembre sous le pont San Luigi, qui délimite le territoire italien et français, par un randonneur français, selon la presse italienne.
Il a été récupéré lors d’une intervention délicate, qui a duré trois heures et a impliqué 12 pompiers dont cinq de l’Unité de sauvetage fluvial alpin (Saf). Le corps, dans un état de décomposition avancée, se trouvait dans une gorge en contrebas du Pas de la mort, à 40 mètres du sol. L’homme a probablement chuté en tentant de rejoindre la France de manière illégale.
Le cadavre a été placé sur une civière et hissé jusqu’à la rue. Une enquête est en cours pour déterminer la cause de cet accident.

Une traversée périlleuse
« Les frontières tuent », a réagi l’association Roya citoyenne, très active dans l’aide aux migrants de la région. Les accidents ne sont pas rares dans le secteur, la traversée de la frontière étant très périlleuse.>
Un peu plus au nord, un autre drame a été évité de justesse. Dans la soirée du dimanche 7 novembre vers 21 heures, les gendarmes de haute-montagne de Briançon ont porté secours « à un groupe de personnes migrantes en difficulté sur les hauteurs de Montgenèvre », rapporte Le Dauphine Libéré. « Huit exilés, souffrant d’hypothermie et de douleurs aux jambes, se sont retrouvés bloqués dans le secteur du mont Janus, dans leur tentative de passage de la frontière franco-italienne ». Ils ont été héliportés vers le centre hospitalier de Briançon.
Cette même nuit, d’après le journal local, « les gendarmes ont aussi été mobilisés, avec des sapeurs-pompiers, jusqu’à 4 heures du matin par voie terrestre pour tenter de retrouver deux autres personnes migrantes en difficulté ». À ce jour, elles n’ont pas été retrouvées.
« Militariser la frontière comme le font les autorités incite les personnes à prendre des routes moins surveillées et plus dangereuses. Ça ne fait qu’augmenter les accidents », a fustigé Max Duez. Ces dernières années, au moins 20 exilés sont morts dans cette zone frontalière.
